
À Kinshasa, la tension monte au sein du Sénat autour du deuxième vice-président de la Chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo, après des prises de position qui ne font pas l’unanimité dans son propre camp politique.Selon des sources concordantes, les sénateurs membres du groupe politique AFDC-A ont décidé de se désolidariser de leur autorité morale et lui demandent de tirer les conséquences politiques qui s’imposent. Cette réaction intervient après les propos tenus par le deuxième vice-président du Sénat au sujet d’une éventuelle révision de la Constitution, une question qui suscite actuellement de vives discussions dans la classe politique congolaise.Lors de son précédent point de presse, Modeste Bahati Lukwebo avait déclaré que la République démocratique du Congo ne souffrait pas d’un problème de textes, mais plutôt d’un problème d’hommes appelés à les appliquer et à s’y conformer. Une déclaration qui n’a pas été bien accueillie par certains de ses collègues, y compris au sein de son propre regroupement politique.Dans la foulée, une pétition visant sa déchéance en tant que membre du bureau du Sénat a été initiée.

D’après les informations recueillies, le document a déjà dépassé le seuil requis de 22 signatures. Sur les 28 sénateurs concernés, les initiateurs de la démarche affirment vouloir réunir le maximum de signatures afin de renforcer le poids politique de leur action.Cette évolution pourrait fragiliser davantage la position de Bahati Lukwebo au sein du Sénat, alors que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle continue de diviser la classe politique et l’opinion publique en République démocratique du Congo.





