
Kananga, 8 août 2026 — La lutte contre les érosions entre dans une nouvelle phase à Kananga. Le Ministre d’État, Ministre de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro Muvunyi, a officiellement lancé, ce samedi 8 août, les travaux de la deuxième phase du Projet d’Urgence et de Résilience Urbaine de Kananga (PURUK), sur le site de Saint Joseph, dans la commune de Katoka.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Gouverneur du Kasaï-Central, des autorités politico-administratives, des responsables du PURUK, des représentants de la Banque mondiale, de l’entreprise China First Highway Engineering Company (CFHEC), de la mission de contrôle ainsi que de plusieurs acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
Cette nouvelle phase porte de 10 à 24 le nombre de sites pris en charge, pour un total de 109 têtes d’érosion à travers la ville. Elle marque une nouvelle étape dans les efforts du Gouvernement visant à protéger les populations, les infrastructures et l’environnement urbain de Kananga contre les effets dévastateurs des érosions.
La gratitude de la province au Chef de l’État
Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie, le Gouverneur du Kasaï-Central a exprimé, au nom de la population de la province, sa profonde gratitude au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son engagement en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il a également salué l’implication du Ministre d’État, Ministre de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro Muvunyi, ainsi que l’accompagnement de la Banque mondiale dans la mise en œuvre du PURUK.
Pour l’autorité provinciale, ce projet constitue une source d’espoir pour Kananga, une ville longtemps confrontée à la menace des érosions et à leurs conséquences sur les habitations, les infrastructures et la mobilité.
Une promesse présidentielle qui se concrétise
Dans son allocution, Alexis Gisaro a rendu hommage au Président de la République, à l’initiative duquel le PURUK a été lancé à Kananga le 23 juin 2023. Le Ministre d’État a souligné que le programme s’inscrit dans la vision présidentielle visant à faire de Kananga une ville moderne, résiliente et mieux protégée contre les catastrophes environnementales.
Le lancement de cette deuxième phase intervient après une importante visite de terrain effectuée vendredi 7 août par Alexis Gisaro. Le Ministre avait inspecté les dix sites de la première phase, notamment le PK 706, la goulotte de la SNCC, les plateformes aéroportuaires RVA 1 et RVA 2, Bena Mukangala, la Prison centrale, Saint Martyr, Sainte Thérèse, Musumbo et l’UKA.
À l’issue de cette descente, il a salué le travail réalisé par les entreprises Witec et CFHEC, relevant leur maîtrise technique et leur engagement dans l’exécution des travaux. Ce constat rejoint, selon lui, les conclusions de la dernière mission de supervision de la Banque mondiale.
De 10 à 24 sites, 109 têtes d’érosion ciblées
Avec cette deuxième phase, le PURUK élargit considérablement son champ d’intervention. Le site de Saint Joseph, choisi pour le lancement officiel, compte à lui seul plus de dix têtes d’érosion actives.
Les travaux s’étendront également aux environs de l’Abattoir, à l’usine de captage de la Régideso, au quartier Mabondo dans la commune de Lukonga, à Tshiamba Diba, aux abords de l’Académie militaire à Nganza ainsi qu’au site Mamu wa Karmel.
L’ambition est de traiter durablement les zones menacées à travers des ouvrages adaptés aux caractéristiques de chaque site.
Des travaux lourds pour sécuriser les quartiers
La nouvelle phase prévoit notamment la construction de collecteurs d’eau et d’ouvrages hydrauliques de grande capacité, le reprofilage des ravins, le remblayage mécanique des zones effondrées ainsi que l’installation de structures de dissipation d’énergie à travers des gabions et des enrochements.
Une stabilisation biologique systématique sera également mise en œuvre grâce aux Solutions Fondées sur la Nature (SFN).
Le Ministre d’État a par ailleurs insisté sur le rôle essentiel des Comités Locaux de Développement (CLD) dans la prévention des érosions et la protection des ouvrages déjà réalisés. Il les a appelés à contribuer à la sensibilisation des populations et à la maintenance préventive des infrastructures.

La CFHEC promet qualité et respect du délai
Intervenant à son tour, la société China First Highway Engineering Company (CFHEC), chargée de l’exécution de cette deuxième phase, s’est engagée à respecter le délai contractuel de réalisation des travaux.
L’entreprise a également rassuré les autorités et la population quant à la qualité des ouvrages, qui devront être exécutés conformément aux normes requises.
La CFHEC a, en outre, exprimé sa volonté de favoriser la promotion de la main-d’œuvre locale, afin que les populations de Kananga puissent également bénéficier des opportunités générées par la mise en œuvre de ce vaste chantier.
Le marché de cette deuxième phase a été attribué à la CFHEC pour un montant de 23,5 millions de dollars hors taxes, contre une estimation initiale de 50 millions de dollars. Cette mise en compétition a permis, selon les données présentées par le Ministre d’État, de réaliser une économie de 26,5 millions de dollars, destinée notamment à financer la réhabilitation de 7,5 kilomètres de la RN41.
Le PURUK rassure sur la continuité des travaux
Le Coordonnateur du PURUK a, pour sa part, rappelé les réalisations actuellement en cours sur les dix premiers sites du projet.
Il a souligné les avancées enregistrées dans la première phase et rassuré les autorités ainsi que la population sur la continuité du suivi et de l’accompagnement technique durant cette deuxième phase.
Selon lui, les interventions vont se poursuivre dans la même dynamique, avec le souci de consolider les acquis déjà enregistrés et de garantir la qualité et la durabilité des ouvrages.
Douze mois pour réaliser les travaux
Le délai contractuel de cette deuxième phase est fixé à 12 mois. Alexis Gisaro a exigé de l’entreprise CFHEC un respect scrupuleux de ce calendrier. La clôture globale du PURUK est prévue pour le 15 décembre 2027, tandis que la finalisation complète des dix premiers chantiers est attendue au plus tard le 30 octobre 2026.
Le Ministre d’État a également instruit la mission de contrôle, conduite par le groupement AIC Progetti, d’assurer une surveillance technique quotidienne, rigoureuse et sans complaisance.
Il a insisté sur la qualité des matériaux, le respect des normes d’ingénierie ainsi que sur la conformité environnementale et sociale du projet. Le paiement des indemnisations aux Personnes Affectées par le Projet doit également être achevé sans délai, tandis qu’une tolérance zéro est exigée concernant les normes de Santé et Sécurité au Travail et les codes de conduite contre les violences basées sur le genre.
Kananga vers une nouvelle étape de sa résilience urbaine
Le lancement de cette deuxième phase du PURUK constitue une étape importante dans la réponse du Gouvernement à la problématique des érosions à Kananga.
De 10 sites initialement pris en charge, le projet passe désormais à 24 sites, avec 109 têtes d’érosion ciblées. Une extension qui traduit la volonté des autorités de poursuivre les investissements nécessaires à la sécurisation des quartiers et à la protection des infrastructures.
Pour Alexis Gisaro Muvunyi, le PURUK est désormais une réalité concrète qui contribue à redonner sécurité et dignité aux populations de Kananga.
À travers l’engagement des autorités nationales et provinciales, de la Banque mondiale, des entreprises exécutantes, des équipes du PURUK et des communautés locales, cette nouvelle phase ouvre une perspective nouvelle pour Kananga : transformer durablement une ville longtemps menacée par les érosions en une ville plus sûre, plus résiliente et mieux préparée aux défis environnementaux.




