
De Kinshasa à Kananga, en passant par Mbuji-Mayi, Bukavu, Goma et plusieurs autres villes, l’Office des Voiries et Drainage multiplie les interventions pour moderniser les voiries urbaines, désenclaver les quartiers et combattre les érosions. Malgré les contraintes financières qui ralentissent certains chantiers, plusieurs projets affichent des taux d’exécution supérieurs à 90 %, voire atteignent 100 %.
Kinshasa, 10 août 2026 — L’Office des Voiries et Drainage (OVD) est à pied d’œuvre sur plusieurs fronts à travers la République démocratique du Congo. Construction et modernisation des voiries, réhabilitation des axes structurants, travaux de drainage et lutte contre les érosions : l’Office poursuit une vaste série d’interventions destinées à améliorer la mobilité urbaine et à protéger les infrastructures publiques et les habitations.
Sous la conduite du Directeur général Victor Tumba Tshikela, l’OVD affiche des résultats qui traduisent une volonté d’accélérer l’exécution des projets et d’améliorer le suivi des chantiers. Les données disponibles font ressortir des niveaux d’exécution physique particulièrement élevés sur plusieurs projets.
Des chantiers qui avancent à grands pas
À Kinshasa, plusieurs projets de construction, de réhabilitation et de modernisation des voiries sont en cours d’exécution. Le programme Zéro Trou, notamment, figure parmi les principaux projets destinés à améliorer l’état des artères de la capitale.
Les travaux concernent plusieurs axes stratégiques et quartiers de Kinshasa, avec des interventions portant notamment sur le bétonnage, l’aménagement, le bitumage, les ouvrages de drainage et le traitement des points chauds.
Sur certains chantiers, le taux d’exécution physique atteint des niveaux remarquables. Les statistiques disponibles font état de projets exécutés à plus de 90 %, tandis que certains travaux sont annoncés comme totalement achevés et réceptionnés provisoirement.
Le défi du financement reste entier
Si les résultats sont encourageants, l’OVD fait face à une difficulté majeure : la disponibilité et la régularité des financements.
Plusieurs projets enregistrent en effet un niveau d’exécution physique supérieur au niveau de décaissement financier. Certaines entreprises ont déjà réalisé une partie importante des travaux alors que les ressources nécessaires à la poursuite et à l’achèvement des chantiers tardent à être libérées.
Le constat est particulièrement visible dans certains projets financés par le Fonds national d’entretien routier (FONER) et le Trésor public.
La lutte antiérosive, une priorité nationale
Au-delà des routes, l’OVD est fortement engagé dans la lutte contre les érosions qui menacent plusieurs villes congolaises.
À Kananga, dans le Kasaï-Central, les interventions concernent plusieurs sites confrontés à des phénomènes d’érosion susceptibles de mettre en danger les routes, les habitations et les infrastructures publiques.
Les travaux réalisés dans le cadre des différents programmes présentent, selon les sites, des taux d’exécution pouvant atteindre 97 %, tandis que certains ouvrages sont déjà achevés.
À Bukavu, dans le Sud-Kivu, les travaux de lutte contre les érosions et de réhabilitation des voiries se poursuivent également. Plusieurs axes bénéficient d’interventions destinées à améliorer la circulation et à renforcer la résistance des infrastructures face aux eaux de ruissellement.
Des résultats dans plusieurs provinces
L’action de l’OVD ne se limite pas à la capitale. Dans plusieurs provinces, les équipes techniques poursuivent des travaux destinés à améliorer la circulation et à désenclaver les populations.
Au Kasaï-Oriental, notamment à Mbuji-Mayi, plusieurs projets de voiries urbaines enregistrent des niveaux d’exécution variables. Certains chantiers avancent de manière significative, tandis que d’autres restent tributaires de la disponibilité des financements.
Au Maniema, à Kindu, l’OVD intervient également sur plusieurs ouvrages routiers et antiérosifs.
Les interventions concernent également le Kasaï, le Kasaï-Central, le Kasaï-Oriental, le Haut-Katanga, le Haut-Lomami, le Sankuru, le Kwango et le Kongo-Central, illustrant l’étendue du champ d’action de l’Office.
Des taux d’exécution qui dépassent parfois 90 %
Les statistiques de l’OVD font apparaître des taux d’exécution particulièrement élevés sur certains projets. Plusieurs chantiers se situent entre 80 et 100 %, tandis que certains affichent des taux supérieurs à 100 %, conséquence notamment des ajustements opérés au cours de l’exécution des projets.
Ces performances sont particulièrement significatives pour les travaux de lutte antiérosive, de réhabilitation et d’entretien des voiries.
Une gestion orientée vers les résultats
À travers cette diversité de projets, l’OVD entend répondre aux besoins croissants des villes congolaises en matière d’infrastructures routières et de drainage.
La Direction générale, sous la conduite de Victor Tumba Tshikela, mise sur un suivi rapproché des travaux, la coordination avec les entreprises et les directions provinciales ainsi que sur une meilleure harmonisation entre l’exécution physique et financière des projets.
Accélérer pour achever
Le bilan dressé à partir des statistiques disponibles montre ainsi une réalité à deux vitesses : d’un côté, plusieurs projets affichent des performances techniques remarquables ; de l’autre, certains chantiers restent ralentis par l’insuffisance ou l’irrégularité des financements.
L’enjeu pour l’OVD est désormais de consolider les acquis, d’accélérer les décaissements et de permettre aux entreprises de poursuivre sans interruption les travaux déjà engagés.
De Kinshasa à l’intérieur du pays, la modernisation des voiries et la lutte contre les érosions demeurent des priorités pour améliorer la mobilité, protéger les populations et renforcer la résilience des villes congolaises.
Prince Kasongo




