
Le deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, Modeste Bahati Lukwebo, a présenté sa démission ce mercredi 18 mars, mettant fin à la polémique provoquée par une pétition initiée contre lui au sein de la Chambre haute du Parlement.
Cette démission intervient quelques heures après l’installation d’une commission spéciale chargée d’examiner la pétition introduite par le sénateur Dany Kabongo, élu sur la liste de l’UDPS-Tshisekedi dans la province du Haut-Katanga. Selon son initiateur, le document avait déjà obtenu plus de 80 signatures, signe d’un large soutien au sein des sénateurs.
Dans cette pétition, les signataires reprochaient notamment à l’autorité morale de l’AFDC-A une mauvaise gestion de ses responsabilités en tant que deuxième vice-président du Sénat. Cependant, certains observateurs estiment que cette démarche trouve aussi son origine dans les récentes déclarations de l’ancien ministre, jugées critiques à l’égard du débat sur la révision constitutionnelle.
Lors d’une intervention médiatique la semaine dernière, Modeste Bahati Lukwebo avait évoqué la nécessité d’un débat interne au sein de l’Union sacrée de la nation, ce qui avait été interprété par certains comme une opposition au projet de révision de la Constitution soutenu par des proches du président Félix Tshisekedi.
Face à la controverse, le sénateur avait présenté des excuses à ses collègues le 10 mars, affirmant que ses propos avaient été mal compris et sortis de leur contexte. Il avait précisé qu’il n’était pas opposé à une éventuelle révision constitutionnelle, mais qu’il souhaitait plutôt une discussion approfondie au sein de la majorité.
Malgré ces explications, la pression politique n’a cessé de croître, conduisant finalement à sa démission du bureau du Sénat.





