
Alors que l’Est de la République démocratique du Congo demeure ravagé par des violences armées et une crise humanitaire persistante, la société civile redouble d’efforts pour maintenir cette tragédie au cœur des agendas diplomatiques. Parmi les voix les plus actives, celle de Passy Mukoma, surnommé “Le Parrain”, s’impose avec constance. À la tête de la Plate-forme des organisations de la société civile pour la protection communautaire (POSPCO-RDC), il multiplie les initiatives pour attirer l’attention des partenaires internationaux sur le sort des populations déplacées et vulnérables.
Sa dernière action s’est illustrée lors d’un apéro diplomatique organisé à Kinshasa, réunissant divers acteurs engagés dans les questions de coopération et de développement. La rencontre, marquée par la présence de l’ambassadeur de Suède en RDC, Joakim Vaverka, a permis d’aborder des thématiques globales telles que la protection de l’environnement et l’assainissement urbain. Mais c’est la situation humanitaire dans l’Est du pays qui s’est imposée comme le sujet central des échanges.
Profitant de cette tribune, Passy Mukoma a porté la voix des milliers de victimes et déplacés internes, plaidant pour un engagement accru de la Suède aux côtés de l’État congolais. À travers sa fondation « Le Parrain », il appelle à des solutions durables, capables de dépasser l’urgence humanitaire pour s’attaquer aux causes structurelles de l’insécurité et de la précarité.
Au-delà de l’événement diplomatique, cette démarche illustre la stratégie de la société civile congolaise : transformer chaque espace de dialogue en levier de mobilisation. En intensifiant son plaidoyer, Passy Mukoma rappelle que la crise de l’Est n’est pas seulement une tragédie nationale, mais un défi global qui exige une réponse coordonnée. Sa constance confirme que, face au silence des armes qui tarde à venir, la voix des victimes peut encore trouver écho dans les cercles diplomatiques, à condition d’être portée avec détermination et clarté.
Junior Beya




